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Les Signes d’un Cœur qui Commence à voir Autrement

Un changement de perspective ?
21 octobre 2025 par
Khadidja MAROUF

Je dis souvent que ton état intérieur change ta condition à l'extérieur, mais on vit souvent cette période de transition où tu élèves ton énergie, où tu changes... mais ton environnement extérieur lui ne change pas...

Il y a un basculement silencieux qui ne fait pas de bruit. Un tournant qui ne prévient pas. Ce n’est pas une nouvelle personne qui entre dans notre vie. Ni une parole magique qui guérit tout. C’est simplement… le cœur qui commence à voir autrement.

Ces anciens moments, où l’esprit tournait en boucle, où le cœur se contractait, et où l’on essayait de “gérer” ce qu’on ne comprenait pas. Anxiété, stress, insomnie, agitation intérieure… Mais parfois, sans que rien n’ait changé autour de toi, quelque chose commence à se poser...tu le sens mais...

Comment savoir dans ce cas si tu es sur la bonne voie ? 


Dans cet article, j’aimerais te partager ces petits signes intérieurs, ces nuances presque invisibles, qui témoignent que quelque chose en toi a changé.

Peut-être que tu ne l’as pas encore verbalisé.

Mais si tu te reconnais dans ce que je vais écrire… alors sache-le : ton cœur est déjà en train de se rapprocher de Dieu.


Quand le cœur change de posture, il ralentit et les pensées se recentrent.


Ce n’est pas spectaculaire. Il n’y a pas de déclic hollywoodien. Mais le cœur commence à entrer dans un espace nouveau : celui du Tawakkul, de la confiance.

Et même si la situation extérieure ne s’est pas encore calmée, toi, tu es déjà ailleurs.

Voici les signes que ton cœur entre dans un autre regard, un autre mode, une autre direction.



1. Tu ne ressens plus le besoin de tout contrôler.


Quand l’anxiété monte, elle te fait croire qu’il faut tout prévoir. Tout régler. Tout anticiper.

Mais à un moment, l’épuisement devient une lucidité :

“Je ne peux pas tout porter.”

Et alors, tu relâches un peu.

Tu souffles. Tu dis :

“Ya Rabb, je Te laisse ce que je ne comprends pas encore.”


Félicitations ! C’est le début du Tawakkul.

le vrai...tawakkul



2. Tu passes de l’anticipation à l’ancrage.


L’anxiété vit dans le futur. Elle te projette toujours dans “et si ça se passe mal… ?”

Mais ton cœur commence à revenir ici, maintenant. L'instant présent.

Tu redescends dans ton corps et dans ton centre. Tu regardes autour de toi. Et tu te rappelles que la seule chose que tu peux gérer et "contrôler", c’est ton état intérieur.

“Je ne sais pas ce qui viendra demain. Mais aujourd’hui, je choisis de respirer, de prier, et d’être présent(e) à moi-même.”



3. Tu pries pour la paix, pas pour ton plan.


Avant, tu priais pour que tout se passe exactement comme tu l’avais prévu.

Aujourd’hui, tu pries pour la paix, même si rien ne suit ton calendrier.

“Ya Allah, je ne sais pas ce que Tu prépares.

Mais apaise-moi, et fais-moi aimer Ton décret.”

C’est un cœur qui se soumet avec tendresse, pas avec résignation.



4. Tu arrêtes de te punir intérieurement.


Le stress crée souvent une voix intérieure (Ton Nafs et le Waswas) qui te répète : 

“Tu aurais dû... tu n’as pas assez... tu n’es pas capable...”

Mais un cœur qui voit autrement dit :

“J’ai fait ce que j’ai pu avec ce que j’étais.”

“Ce n’est pas une faute, c’est une étape.”

Et surtout :

“Je suis en chemin. Et Allah est avec moi dans ce chemin.”



5. Tu acceptes que ne pas comprendre… c’est aussi un espace d’apprentissage.


Tu n’as plus besoin d’avoir toutes les réponses. Tu ne veux plus forcément “savoir pourquoi”.

Tu acceptes que certaines réponses viennent avec le temps, la patience, le silence.

Et tu goûtes à cette paix nouvelle :

“Ce n’est pas clair pour moi. Mais c’est clair pour Allah.”



6. Tu observes tes émotions sans les croire, c'est observer sans absorber.


Avant, chaque stress déclenchait une alerte rouge. Aujourd’hui, tu prends un pas de recul. Tu regardes ton anxiété venir… puis repartir. Tu n’as plus peur de tes vagues intérieures.

Parce que tu sais que tu n’es pas cette émotion. Tu es celle qui revient toujours à Allah, même au milieu du tumulte.



Conclusion : La perspective en Islam n’est pas mentale, elle est spirituelle.


Changer de regard, ce n’est pas se raconter une belle histoire. Ce n’est pas nier la réalité.

C’est dire à Allah :

“Montre-moi ce que je ne vois pas encore.”

“Apaise-moi dans ce que je traverse.”

“Et guide-moi vers ce que Tu sais meilleur pour moi.”

La paix ne commence pas quand la tempête s’arrête.

Elle commence quand tu crois vraiment que Ton Seigneur est avec toi en plein déluge, prêt à ordonner au feu de changer sa nature, pour TOI. 




Du‘a pour les cœurs anxieux


اللهم اجعل قلبي مطمئنًا بذكرك، ساكنًا في حكمتك، مطمئنًا بقدرك

Allâhumma aj‘al qalbî mutma'innan bi-dhikrik, sâkinan fî ḥikmatik, mutma'innan bi-qadarik

“Ô Allah, rends mon cœur apaisé par Ton rappel, tranquille dans Ta sagesse, et serein face à Ton décret.”

Note : Cette invocation est une formulation personnelle inspirée du Qur’ān et des enseignements spirituels de l’Islam, et non un hadith prophétique.